Seollal (설날) : le Nouvel An coréen, entre famille, mémoire et douceur
- 산드린 France

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Seollal (설날) est l’une des fêtes les plus précieuses en Corée du Sud. Elle marque l’arrivée du Nouvel An lunaire, dont la date change chaque année entre la fin janvier et la mi-février. En 2026, Seollal sera célébré le mardi 17 février, et comme souvent, la fête s’étend sur trois jours, pour laisser à chacun le temps de se retrouver. À l’origine, cette fête est liée aux traditions du Nouvel An lunaire en Asie de l’Est. Historiquement introduite en Corée sous l’influence du calendrier lunisolaire venu de Chine, elle a ensuite évolué pour devenir une tradition pleinement coréenne, avec ses propres rites et symboles.
Car Seollal, avant tout, c’est une histoire de famille. Beaucoup de Coréens quittent les grandes villes pour rentrer dans leur région natale, retrouver les leurs, partager un repas, rire, se souvenir… et parfois simplement être ensemble, sans avoir besoin de trop de mots. Dans certaines familles, on en profite aussi pour porter le hanbok, la tenue traditionnelle, qui donne à la journée un éclat particulier.
Le matin, les célébrations commencent par un moment très important : le charye (차례), une cérémonie d’hommage aux ancêtres. La table est dressée avec soin, garnie de plats traditionnels. On y dépose autant de nourriture que de respect : c’est une façon de remercier ceux qui ont précédé, de se rappeler d’où l’on vient, et de ressentir ce lien invisible qui traverse les générations.
Puis vient un geste que l’on associe immédiatement à Seollal : le saebae (세배). Les plus jeunes s’inclinent devant les aînés avec une révérence profonde, en leur adressant leurs vœux pour l’année nouvelle. En retour, les adultes répondent avec des paroles de bonheur et de santé… et très souvent avec le sebaet-don (세뱃돈), ces enveloppes d’argent offertes aux enfants — un rituel attendu avec autant de joie que d’émotion.

Et comme toute grande fête, Seollal se vit aussi autour de la table. Le plat le plus emblématique est le tteokguk (떡국), une soupe préparée avec de fines tranches de gâteau de riz. La tradition veut que le manger symbolise le passage dans une nouvelle année. Autour de ce plat incontournable, on retrouve souvent les mandu (raviolis), le japchae (vermicelles de patate douce sautés), et de nombreux plats pensés pour être partagés. À Seollal, la cuisine n’est pas seulement “bonne” : elle est surtout là pour rassembler.
La fin du repas laisse place aux douceurs, comme une manière de prolonger la fête.
Le yakbap / yaksik, un riz gluant sucré aux jujubes, châtaignes et pignons, est traditionnellement associé à la santé et à la longévité. Les hangwa, confiseries coréennes, ajoutent croquant, couleur et gourmandise… et donnent à la table ce petit air de célébration qui fait sourire.
Et puis, Seollal ne serait pas Seollal sans les jeux ! Après les cérémonies et le repas, on se retrouve souvent autour du yutnori (윷놀이), un jeu traditionnel qui réunit toutes les générations. On y joue, on taquine, on s’encourage, on rit… et, sans même s’en rendre compte, on crée des souvenirs.




Au fond, Seollal, c’est un moment où l’on revient à l’essentiel : le respect, la transmission, la gratitude, et cette chaleur unique qui naît quand une famille se retrouve. Une fête tournée vers le passé… mais vécue avec l’énergie joyeuse d’un nouveau départ.

새해 복 많이 받으세요
(Recevez beaucoup de bonheur pour la nouvelle année)





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