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Dynamite Kiss, l’art de laisser un vide heureux

  • Sorae
  • 27 déc. 2025
  • 6 min de lecture

Ça y est. Dynamite Kiss est terminé. Et je ressens ce vide très particulier que seules certaines séries laissent : celui d’un rendez-vous qui s’arrête net, et d’un couple que l’on quitte à contrecœur.


Parce que oui, Gong Ji-hyeok et Go Da-rim me manquent déjà. Pas seulement par habitude, mais parce que la série a réussi l’essentiel : nous donner l’impression de suivre deux personnes, pas deux personnages. Deux trajectoires, pas un simple scénario.

Dynamite Kiss - Capture d'écran personnelle - SBS
Dynamite Kiss - Capture d'écran personnelle - SBS

Ce drama n’a jamais eu besoin de prétendre réinventer la romance pour captiver. Il fait mieux : Il prend des ingrédients familiers, quiproquos, tensions au travail, secrets, obstacles, et il les transforme en énergie narrative. Ici, les codes ne servent pas à remplir, ils servent à avancer, à faire basculer une scène, à créer un rebond émotionnel. Résultat : on rit, on soupire, on s’attache, et on reste. Parce que tout est pensé pour maintenir cette sensation précieuse : celle d’une histoire qui progresse vraiment.


Et au cœur de ce plaisir, il y a Da-rim. La façon dont le drama la laisse être humaine. Elle n’est pas une héroïne idéale. Elle fait des choix, elle se trompe, elle encaisse. Mais elle garde quelque chose de fort : une énergie de survie, une intelligence de terrain, une capacité à rebondir même quand la vie lui demande trop. C’est pour ça qu’on la suit sans jugement : parce qu’on la comprend. Parce qu’on voit que derrière ses stratégies, il y a surtout une jeune femme qui cherche à respirer, à se tenir debout, à trouver sa place.


Et puis il y a Ji-hyeok, et là, ce qui reste, c’est une évidence : il aime avec passion, et ça se voit. Au début, il a tout du patron sûr de lui, ambitieux, brillant, presque intouchable. Il avance comme quelqu’un qui a décidé de ne pas croire à l’amour, pas par froideur, mais par protection, parce qu’il a vu la souffrance que l’amour peut infliger et qu’il refuse de reproduire certains schémas.


Puis Da-rim arrive, et son personnage bascule. Pas en mode déclaration, pas en mode grandes phrases, mais de l’intérieur. Il la regarde autrement, il se laisse happer malgré lui, il devient plus vivant, plus nerveux, plus tendre aussi. Et quand il est persuadé qu’elle est mariée, c’est là que Ji-hyeok devient réellement captivant : il aime quand même, mais il s’interdit, il se retient, il souffre en silence, coincé entre l’élan et la culpabilité. Ce qui serre le cœur, c’est précisément ça : voir un homme qui déborde d’amour et qui tente de rester droit, parce qu’il croit que la situation l’oblige à renoncer.


Et Jang Ki-yong rend ce tiraillement terriblement tangible. Tout passe par les détails : une expression qui change en une seconde, une façon de parler plus douce, une attention instinctive, un geste de protection, une présence qui revient toujours vers elle. Il met dans Ji-hyeok une attraction qu’on ne peut pas repousser, et en même temps une douleur qu’on sent physiquement. Et quand le personnage peut enfin se laisser aller, il devient cette version de Ji-hyeok qui fait fondre tout le monde : incroyablement attentionné, entièrement tourné vers elle, prêt à la protéger et à l’aimer sans compter. Même l’humour fonctionne parce qu’il ne casse jamais l’émotion, il la prolonge.


Et c’est justement parce que la romance est aussi forte que la série peut se permettre quelque chose de plus rare pour une comédie romantique : avoir un cœur social. La Mother Task Force (MTF) n’est pas un décor. Elle apporte une épaisseur très concrète : les stéréotypes sur les mères actives, la pression au travail, le regard des autres, la culpabilité qu’on colle aux femmes dès qu’elles essaient de tenir plusieurs vies à la fois. Ce que j’ai aimé, c’est que le drama ne transforme pas ça en leçon. Il le montre dans des situations vécues, dans des petites humiliations ordinaires, et surtout dans cette solidarité qui finit par compter autant que la romance.


Et puis, il y a ce détail qui ne trompe jamais : Dynamite Kiss n’a pas seulement un couple principal, elle a un petit monde. Des collègues, des proches, des figures d’autorité, des personnalités qui existent vraiment. Ce sentiment de groupe, de micro-société, c’est ce qui fait qu’on ne suit pas juste une intrigue : on s’installe dans une ambiance, on s’attache à une dynamique, on a l’impression d’être avec eux.


Évidemment, on ne va pas se mentir : s’il y a une raison pour laquelle le drama reste en tête, c’est aussi parce que l’alchimie paraît naturelle, presque organique. On n’a pas l’impression de regarder deux acteurs faire une romance. On a l’impression de regarder deux personnes qui se cherchent, se provoquent, se blessent parfois, se ratent, puis se retrouvent. Et ça, c’est rare.


Et le cadeau en prime, ce sont les scènes coupées offertes en bonus. Mais comme j’ai kiffé la scène détaillée du raisin. Leur entente, leurs bisous, wow. Ça va être dur d’enchaîner tout de suite avec un autre drama.


Je vais devoir me désintoxiquer. Peut-être le revoir pour la énième fois. Parce que je l’ai vu un nombre incalculable de fois chaque semaine, en attendant la sortie des nouveaux épisodes.


Ce petit supplément a fait exploser la tendresse des fans : ces bonus, ces coulisses, ces scènes coupées qui circulent et qui donnent l’impression d’ouvrir une fenêtre sur une autre version du drama, une version encore plus douce, encore plus intime. On y voit des gestes qui durent une seconde de plus, des sourires qui traînent, des regards qui se cherchent, et cette proximité qui a l’air si naturelle qu’on en oublie presque que tout est joué.

Les coulisses

Quand, dans ces moments-là, ils s’embrassent, ce n’est pas seulement une scène en plus. C’est comme une prolongation de la magie. Comme si le drama refusait de nous laisser partir complètement. Et forcément, on s’autorise à rêver. Parce qu’ils sont si évidents ensemble, si parfaitement accordés, qu’il y a cette pensée qui traverse l’esprit, légère et délicieuse : et si seulement ?


Le fait même qu’on puisse se poser cette question, même juste une seconde, dit tout : cette alchimie n’était pas efficace. Elle était vivante. Elle avait ce quelque chose de rarissime qui donne envie de croire, ne serait-ce qu’un instant.


Final Dynamite Kiss - SBS - Jang Ki Yong & Ahn Eun Jin - 2025

Alors maintenant que c’est fini, je sais pourquoi je le classe déjà comme un incontournable. Parce que c’est une comédie romantique qui fait du bien sans être vide. Parce que c’est drôle, tendre, piquant, parfois plus émouvant qu’on ne l’imagine. Parce que ça parle du regard de la société sur les femmes, sur les mères, sur la place qu’on leur laisse, sans perdre son souffle de romance.


Et surtout, parce que la série a créé quelque chose que j’adore : une relation qu’on a envie de revoir vivre. Pas juste revoir des scènes, mais retrouver ce duo, ce rythme, cette chaleur. Dynamite Kiss est fini, et pourtant, j’ai déjà envie d’y retourner. Parce que certains dramas ne se contentent pas de divertir : ils laissent une empreinte.


Non seulement j’ai calé mon emploi du temps sur la sortie des épisodes chaque semaine, mais quand les deux derniers sont tombés les 24 et 25 décembre, mes amies me disaient qu’elles regarderaient le 26, parce que la famille est à la maison pour Noël.


Je n’ai pas pu.


Malgré mes préparatifs, le 24, j’étais devant mon écran, et le lendemain, je me suis esquivée à 15h30, heure de sortie en France avec le décalage horaire, pour être devant cette finale tant attendue. Je ne suis pas prête à les laisser partir. Pas encore. Pas tout de suite. Alors je vais refaire ce que je fais toujours quand une série me marque vraiment : y retourner. Revoir leurs scènes, retrouver leur rythme, leur chaleur, leurs silences. Jusqu’au jour où, doucement, je pourrai ouvrir un autre drama sans comparer. Mais pour l’instant, je reste là, avec eux. Encore un épisode. Encore une fois. Si vous ne l’avez pas encore vu, ne ratez pas cette occasion d’aimer et de rire avec eux.


Gong Ji-hyeok. Go Da-rim. Merci.


1 commentaire

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Delphine
il y a 4 jours
Noté 5 étoiles sur 5.

Merci de ce témoignage… franchement je me sens moins seule. J’ai commencé des dramas pour essayer de passer à autre chose, mais je n’y arrive pas.

Le charme de Kiyong et l’alchimie de ce couple rend ce drama inoubliable

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